Allergènes: vers une Table Vital 3.0

Une nouvelle référence pour les allergènes alimentaires

L’allergie fait, aujourd’hui, partie intégrante des problèmes que doit résoudre l’industrie agroalimentaire. Nous avions déjà abordé ce sujet lors d’un précédent article traitant des bonnes pratiques relatives aux allergènes. Comme nous vous le rappelions alors, les obligations légales sont données par le règlement européen CE 1169/2011. Cependant cette réglementation comporte un vide. En effet, celle-ci liste quatorze allergènes à surveiller et dont les traces sont à signaler au consommateur. Mais, mis à part pour les sulfites et le gluten, aucun seuil n’est défini. C’est-à-dire aucune quantité en dessous de laquelle il est inutile de signaler les traces. Rappelons que pour les sulfites, ce seuil est de 10 mg/kg. Et que pour le gluten, celui-ci est de 20 mg/kg. De sorte que c’est aux entreprises d’estimer de la dangerosité des douze autres allergènes. En l’absence de référence réglementaire, les tables VITAL sont, aujourd’hui, les références les plus utilisées.

Les tables VITAL pour les allergènes

Les tables VITAL sont définies par l’Allergen Bureau. Il s’agit là d’un organisme spécialisé dans la gestion des allergènes à l’attention de l’industrie agroalimentaire en Australie et en Nouvelle-Zélande. Mais ses travaux sont loin de n’intéresser que l’Océanie. En effet il fournit, aujourd’hui, les données les plus usitées au monde. Devenant ainsi une véritable référence dans le domaine. Les travaux de cet organisme se basent sur de véritables études cliniques. Et tout cela avec pour objectif de définir des seuils à ne pas dépasser afin d’éviter des réactions allergiques. Les tables VITAL se révèlent donc une potentielle et précieuse aide pour les entreprises européennes. C’est ainsi qu’elles peuvent s’appuyer sur une base de référence afin d’estimer la dangerosité des allergènes.

Vers une table VITAL 3.0

L’Allergen Bureau vient d’entreprendre la rédaction d’une nouvelle table VITAL. Il s’agit de la table 3.0 qui remplace la table 2.0 datant de 2011. Celle-ci a pour objectif une mise à jour des seuils. Afin d’y parvenir, elle a réuni un groupe d’experts internationaux en octobre 2018 et en avril 2019. Et celui-ci a pu s’appuyer sur un plus grand nombre d’études cliniques que pour la précédente référence. Ainsi le nombre de ces études presque doublé. En effet, en cumulant les quatorze allergènes reconnus, l’on passe de 1815 études en 2011 à 3440 en 2019. Et tout cela conduit à des traitements divers pour les différents allergènes. La moutarde, la noisette et la cacahuète sont les seules substance dont le seuil n’est pas modifié. Pour le reste, quatre substances voient leur seuil augmenter tandis que trois autres le voient descendre. Les quatre dernières se voient fixer un seuil alors qu’elles n’en avaient pas auparavant.

Pour approfondir la question, n’hésitez pas à contacter nos équipes d’experts.

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