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La viande de reptile et Salmonella

Non, vous ne rêvez pas. Nous allons, en effet, parler, ici, de viande de reptile. Et nous allons en parler pour un lieu où elle est très peu consommée : l’Europe. Vous voilà, sans doute, surpris parce que ce type d’alimentation n’y est que très peu utilisée. Car nous parlons, ici, d’un de viandes plus habituellement consommées sur d’autres continents. Et pourtant la commission européenne a jugé bon de réglementer sur le sujet. Si tel est le cas, c’est que la consommation de ces aliments exotiques est en forte progression sous nos latitudes. Il était donc intéressant de faire un focus sur ce nouveau texte, le règlement 2020/205.

Quel type de viande de reptile est consommée ?

Mais commençons par souligner quel type de viande de reptile est consommé. Afin de déterminer lesquelles sont concernées par la présente réglementation. Et à commencer par le crocodile, dont la queue est la seule partie comestible. Riche en protéines et pauvre en gras, cuisiné en sauce sa saveur et sa texture peuvent renvoyer au poulet. Le serpent, lui, est consommé traditionnellement en Afrique et en Asie. Et essentiellement en Chine où la production annuelle dépasse les 10 000 tonnes. Sa chair, quand elle n’est pas trop cuite, rappelle, elle aussi, le poulet. Cependant une trop forte cuisson a tendance à la rendre caoutchouteuse.

La problématique de Salmonella

La Salmonella est à l’origine de la salmonellose. Qui est la deuxième pathologie alimentaire la plus rencontrée dans l’Union Européenne. On y dénombrerait environ 95 000 cas par an selon l’Europe. Et inutile de rappeler la dangerosité extrême de cette maladie. Or, celons un avis scientifique de 2007 de l’EFSA, les viandes de reptiles sont un réservoir de Salmonella. Cet avis considère que c’est là le plus grand danger, pour l’être humain, que représente ce type de viande. Or, d’après Eurostat, l’importation de ce type d’aliment a augmenté de 50% entre 2007 et 2017. Et atteindrait 100 tonnes. Un danger qu’il était donc temps de prendre en compte.

Que prévoit désormais la réglementation ?

Le règlement (UE) 2020/205 de la Commission Européenne vient en modifier un autre. Il s’agit du règlement 2073/2005. Celui-ci détermine les critères microbiens dans la production alimentaire, tout en ignorant la viande de reptile. Ce vide se retrouve, ainsi, corrigé et établit un plan d’échantillonnage, une méthode d’analyse et des limites acceptables. Ces dernières précisent qu’aucun germe ne doit être détecté sur 25 grammes de produit.

Pour tout complément d’informations, n’hésitez pas à nous contacter.

Votre auteure : Audrey REY

Consultante qualité et fondatrice de Couleurs Qualité, Audrey accompagne les entreprises de l’agroalimentaire dans leur conformité réglementaire, leur gestion qualité et leur montée en compétences.

Elle intervient régulièrement aux côtés d’Axel Groupe pour partager son expertise terrain sur les sujets complexes comme les allergènes, l’export ou la traçabilité.

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