L’Ă©tiquetage des aliments doit permettre d’informer sans ambiguĂŻtĂ© le consommateur. Par ailleurs, cette information, l’Union EuropĂ©enne ne cesse de chercher Ă l’optimiser. C’est donc lĂ le moteur de l’article 26 paragraphe du règlement (UE) 1169/2011. Le règlement d’exĂ©cution (UE) 2018/775 en avait prĂ©cisĂ© les modalitĂ©s d’application. Mais de quoi parlons-nous exactement ici ? De l’obligation d’indiquer l’origine des ingrĂ©dients primaires des aliments dont le pays d’origine est indiquĂ© mais diffĂ©rent. Ce qui permet de mieux informer le consommateur final. En effet, l’indication d’une origine Ă un produit laisse supposer que l’ingrĂ©dient principal partage cette origine en commun. Ce qui n’est pas toujours le cas. Aussi la commission europĂ©enne vient de publier une communication prĂ©cisant encore l’application de cet article rĂ©glementaire. Un complĂ©ment, donc, au règlement d’exĂ©cution (UE) 2018/775. Cette communication qui rentre en application Ă compter du 1er avril 2020.
Qu’est qu’un ingrĂ©dient primaire ?
Avant tout, il est nĂ©cessaire de savoir ce que l’on appelle un ingrĂ©dient primaire. En effet, pour pouvoir indiquer l’origine des ingrĂ©dients primaires, encore faut-il savoir de quoi l’on parle. Il faut savoir qu’il existe deux critères susceptibles de qualifier un tel ingrĂ©dient. Tout d’abord un ingrĂ©dient qui entre majoritairement dans la composition d’un aliment. C’est-Ă -dire qu’il entre Ă plus de 50% dans la recette du produit. Mais Ă©galement un ingrĂ©dient qui est associĂ© Ă l’aliment dans la composition duquel il rentre par le consommateur. Il est dès lors possible qu’un produit alimentaire soit composĂ© d‘un seul ou de plusieurs ingrĂ©dients primaires. Il est Ă©galement possible de n’en trouver aucun dans la composition d’un aliment. Enfin, il peut s’agir de l’ingrĂ©dient unique d’un aliment.
Ă€ qui s’applique l’indication de l’origine des ingrĂ©dients primaires ?
Dans la mesure oĂą c’est la bonne information du consommateur qui est recherchĂ©e, ce sont les indications pouvant induire en erreur qui sont ici visĂ©es. Ainsi les mentions se rapprochant de « fabriquer en » ou « produit au » entrent dans le champ d’application de la rĂ©glementation. Il en va de mĂŞme pour les expressions du type « produit de » suivi d’un nom d’une localisation ou encore des symboles reprĂ©sentatifs d’un pays. En revanche toute expression ne semant pas le trouble sur un lieu d’origine n’est pas concernĂ©e. Par exemple les lieux d’emballage ou nom et dĂ©signation du producteur n’ont pas d’obligation d’indiquer l’origine des ingrĂ©dients primaires. C’est Ă©galement le cas si un nom de lieu fait partie de la dĂ©nomination d’une marque ou d’un produit.
La communication de la commission europĂ©enne comporte de nombreuses prĂ©cisions. Comme l’indique la communication, le mieux est de voir « au cas par cas ».
Aussi nous restons Ă votre disposition afin d’approfondir le sujet.

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