Du 20 juillet au 21 dĂ©cembre 2017 se tenait les États gĂ©nĂ©raux de l’alimentation. L’issu en fut la loi du 30 octobre 2018, ou loi n° 2018-938, dite loi Egalim. Une loi qui a pris une grande importance au vu des buts qu’elle poursuit. Car on parle, ici, d’amĂ©liorer le revenu des producteurs tout en tendant vers une alimentation plus saine. En effet, il s’agit d’Ă©viter que les producteurs vendent Ă perte aux grandes surfaces en inversant l’initiative de la fixation du prix. Il s’agit, Ă©galement, de relever le seuil de revente Ă perte. Enfin, cette loi cherche Ă mettre en place des initiatives amĂ©liorant la qualitĂ© sanitaire des denrĂ©es alimentaires. L’instruction technique DGAL/SDSSA/2019-555, publiĂ©e le 30 juillet 2019, vient prĂ©ciser la mise en application de l’article 50 de cette loi.
Sur quoi porte l’article 50 de la loi Egalim ?
Cet article 50 de la loi Egalim est venu modifier l’article L. 201-7 du Code rural et de la pĂŞche maritime. Le but, ici, est l’amĂ©lioration de la qualitĂ© sanitaire des produits alimentaires. En effet cet article visait les autocontrĂ´les pratiquĂ©s par les producteurs de denrĂ©es alimentaires ou d’aliments animaux. Et plus prĂ©cisĂ©ment sur les productions comme sur les environnements de production. En effet cet article vient prĂ©ciser la conduite Ă tenir par le producteur en cas d’autocontrĂ´le dĂ©favorable. Ou, du moins, de la conduite Ă tenir vis-Ă -vis des autoritĂ©s. Les changements apportĂ©s ont pour but d’amĂ©liorer la connaissance prĂ©coce des risques par l’administration. Mais Ă©galement d’amĂ©liorer les Ă©changes entre les producteurs et cette mĂŞme administration. Le tout permettant un meilleur ciblage des contrĂ´les et une meilleure gestion des potentielles crises sanitaires.
Quelles sont les modifications apportées à la législation
Que faut-il faire, dĂ©sormais, en cas d’autocontrĂ´le dĂ©favorable ? Comme nous l’avons dit, il existe les modifications touchant tant les produits que les environnements de production. Concernant les produits, le producteur doit dĂ©sormais alerter les autoritĂ©s pour les produits non encore commercialisĂ©s. L’information est Ă©galement de mise pour des produits dĂ©jĂ sur le marchĂ©, comme auparavant. Ces informations doivent ĂŞtre accompagnĂ©es d’une analyse des risques ainsi que des mesures prĂ©vues ou dĂ©jĂ mises en place. Concernant les installations, locaux et Ă©quipements, jusqu’Ă maintenant l’information immĂ©diate n’Ă©tait pas obligatoire. DĂ©sormais il faudra transmettre l’information immĂ©diatement aux autoritĂ©s. Et, comme pour les produits, cette information devra ĂŞtre accompagnĂ©e d’une analyse des risques ainsi que des mesures prĂ©vues.
Pour de plus amples informations ainsi que pour obtenir des conseils, n’hĂ©sitez pas Ă contacter nos Ă©quipes d’experts.

Votre auteure : 


