Chez Axel Groupe, nous considérons que le sujet des allergènes alimentaires dans l’agroalimentaire nécessite une implication et une expertise forte, c’est pour cette raison que nous sommes membres d’Allergen Bureau depuis 2022. En effet, les allergies alimentaires ont augmenté de façon importante ces 20 dernières années. Chez les enfants l’augmentation est même de 300% ! Ainsi, le Syndicat français des allergologues estime que 6 à 8% des enfants de moins de 15 ans sont désormais concernés par une allergie alimentaire.
Dans ce contexte, les exploitants de l’agroalimentaire ont un rôle essentiel à jouer. Cela passe évidemment par la mise en application stricte de la réglementation, et plus particulièrement du règlement CE 1169/2011 dit INCO fixant les obligations en matière d’étiquetage des aliments et définissant les 14 allergènes alimentaires majeurs à déclaration obligatoire en Europe. Il est primordial également d’être en veille sur ce sujet majeur de santé publique, d’autant que les données évoluent, que de nouveaux allergènes émergent et qu’ils différent selon les pays, tout comme la réglementation applicable d’ailleurs.
Être membre d’Allergen Bureau : échanges, veille et dernière version du programme VITAL®

Allergen Bureau est l’organisme non lucratif de référence concernant les allergènes dans le domaine agroalimentaire. Il diffuse et promeut de bonnes pratiques en matière de gestion des allergènes. Dans ce cadre, il a mis par exemple en place le programme VITAL® qui facilite l’identification et l’étiquetage des allergènes potentiels dans les denrées. Le programme VITAL® permet également de déterminer s’ils doivent être déclarés et comment. Un outil indispensable pour une gestion conforme et éclairée des allergènes dans les denrées alimentaires. En tant que membre d’Allergen Bureau, nous bénéficions donc des échanges, de la veille et de l’accès aux dernières données concernant les allergènes alimentaires dans l’agroalimentaire.
Rester en veille sur les évolutions récentes concernant les allergènes alimentaires dans l’agroalimentaire
De nouvelles données collectées par dans le cadre du programme commun FAO/OMS sur les normes alimentaires
Depuis 2020, une consultation mixte ad hoc FAO/OMS a publié cinq rapports concernant l’évaluation des risques liés aux allergènes alimentaires. Ces rapports ont permis de fournir un avis scientifique sur les niveaux seuils pour les allergènes prioritaires. Sur cette base, le comité du Codex Alimentarius a adopté le 27 novembre 2024, la révision de la norme générale pour l’étiquetage des denrées alimentaires préemballées. Cette révision porte plus particulièrement sur des dispositions spécifiques relatives à l’étiquetage des allergènes, notamment celles liées à l’étiquetage de précaution.
Pour éviter une utilisation non pertinente de l’étiquetage de précaution, mis en place pour éviter les risques de contaminations croisées et se présentant sous la forme « peut contenir des traces de [allergène], le Codex Alimentarius préconise une évaluation quantitative des risques. Cette évaluation quantitative des risques sera basée sur les Doses de Référence disponibles désormais pour 8 allergènes majeurs.
Evolution de la législation concernant les allergènes alimentaires dans l’agroalimentaire aux Pays Bas
Les Pays-Bas ont d’ores et déjà fait évoluer leur réglementation nationale en ce sens. Ils anticipent ainsi les exigences concernant l’étiquetage de précaution révisé par le Codex Alimentarius.
Evolution de la législation concernant les allergènes alimentaires dans l’agroalimentaire aux Etats-Unis
- La FDA considère que la mention de l’allergène « lait » concerne le lait provenant de vaches, de chèvres, de brebis ou d’autres ruminants domestiques.
- De la même façon, la FDA considère que la mention de l’allergène « œufs » concerne les œufs issus de poulets, canards, oies, cailles et autres volailles domestiques.
- Les fruits à coque considérés par la FDA comme des allergènes alimentaires majeurs avec leurs noms communs ou habituels et leurs noms scientifiques sont rassemblés dans un tableau très clair (voir notre article). A noter : la noix de coco n’est plus considérée comme faisant partie des tree nuts.
- Étant donné qu’un aliment à ingrédient unique ne nécessite pas de liste d’ingrédients, il est possible d’utiliser le format de déclaration « Contient ».
- Un aliment à ingrédient unique qui est ou contient des protéines dérivées d’un des 9 allergènes majeurs peut également identifier la source alimentaire d’où provient l’allergène alimentaire principal dans la déclaration d’identité (ou le nom de l’aliment), par exemple : « Farine de blé».
- Un ingrédient alimentaire dérivé d’un allergène majeur n’est pas soumis aux exigences d’étiquetage de la FD&C Act lorsque cet ingrédient ne contient pas de protéine dérivée de l’allergène alimentaire.
En matière d’allergies alimentaires, l’étiquetage des produits est d’une grande importance. Pour être à jour des dernières évolutions et anticiper les exigences réglementaires à venir, être membre d’Allergen Bureau est un véritable atout. Axe Groupe a donc renouvelé son adhésion en 2025 et réaffirme ainsi son intérêt pour le sujet des allergènes alimentaires dans l’agroalimentaire.
Assurez-vous d’être conformes à la réglementation en matière d’étiquetage des allergènes et soyez pro-actifs sur le sujet ! Contactez-nous !



