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Variole du singe et alimentation

La variole du singe, vous connaissez. Sans doute avez-vous déjà entendu ou lu ce terme. Car il a été la source de nouvelles craintes. Alors que notre monde sortait à peine d’une crise due au Covid-19, voici que cette nouvelle maladie pointait le bout de son nez. Encore une maladie due à un virus. Et encore un virus transmit à l’homme via un animal. En l’occurrence le singe. La première espèce touchée ayant été le macaque. Et le Monkeypox, autre petit nom de la variole du singe, aura provoqué une crainte toute justifiée. C’est ainsi que l’ANSES aura été saisie le 14 juin 2022 sur les risques de contaminations via l’alimentation. Et aura rendu un avis sur la question à la fin du même mois.

La variole du singe

Commençons par parler de cette maladie. C’est en 1958, au Danemark, que nous avons découvert le Monkeypox chez des macaques en provenance de Singapour. Et c’est en 1970 qu’un premier cas humain s’est manifesté. C’était en Afrique, au Zaïre. Nous avons, depuis, répertorié plusieurs épidémies en Afrique. Et principalement au Congo. Cependant ces épidémies touchent peu de personnes. Il faut attendre 2003 pour observer les premiers cas en dehors d’Afrique. Ce sont les États-Unis d’Amérique qui ont eu droit à cette triste première. Cependant même si d’autres cas ont été, depuis, détectés, c’est en 2022 que l’on observe une explosion importante. Si les primates sont les premiers porteurs reconnus, le réservoir naturel du MPxV (le virus responsable) se trouve chez les rongeurs. Mais les singes, ainsi que d’autres mammifères, peuvent être contaminés par simple contact avec ces porteurs originels.

L’avis de l’ANSES

Dans son avis, l’ANSES a évalué le risque de transmission de la variole du singe par les aliments. Et d’après cette agence il existe un réel risque de transmission par la consommation de viande de brousse. Cependant, cet avis souligne également que, jusqu’à présent, aucun cas de transmission du virus de la variole du singe n’a été rapporté mettant en cause l’alimentation. Tant, d’ailleurs, pour la consommation que pour la manipulation. Cet avis va même plus loin en soulignant que pour qu’une telle contamination intervienne, il faudrait que de nombreuses conditions soient réunies. Rajoutant même que l’isolement des humains contaminés et les bonnes pratique d’hygiène sont à même de diminuer le risque de réunir ces conditions. S’il demeure donc une certaine incertitude, le risque de contamination alimentaire semble donc très faible. Cependant cet avis souffre d’un manque de données et de connaissances. Et pourra ainsi, à l’avenir, être modifié.

Votre auteure : Audrey REY

Consultante qualité et fondatrice de Couleurs Qualité, Audrey accompagne les entreprises de l’agroalimentaire dans leur conformité réglementaire, leur gestion qualité et leur montée en compétences.

Elle intervient régulièrement aux côtés d’Axel Groupe pour partager son expertise terrain sur les sujets complexes comme les allergènes, l’export ou la traçabilité.

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