Nickel dans les aliments : nouvelle campagne de surveillance au niveau européen

Publiée le 26 mars 2024 au Journal Officiel de l’Union Européenne, la recommandation (UE) 2024/907 du 22 mars préconise la surveillance accrue des teneurs en nickel dans les denrées alimentaires au cours des années 2025, 2026 et 2027.

Le nickel est un contaminant chimique présent naturellement dans l’eau et les aliments. Pouvant également être produit par les activités humaines, il présente des risques avérés pour la santé selon ses niveaux d’exposition. Particulièrement étudié par l’EFSA depuis 2015, le nickel a fait l’objet d’une première campagne de surveillance entre 2016 et 2018 (recommandation UE n° 2016/1111 ). Ainsi, les données recueillies dans le cadre de cette campagne ont permis à l’EFSA de publier, le 24 septembre 2020, une mise à jour de l’évaluation de 2015.

Des données sur la présence du nickel dans les aliments encore insuffisantes

Pour prévenir les risques pour la santé humaine liés à l’exposition au nickel, l’EFSA a établi une Dose Journalière Tolérable. En conséquence, le règlement (UE) 2023/915 de la Commission fixe des teneurs maximales en nickel pour plusieurs denrées alimentaires. Cependant, les données sur la présence de nickel dans certaines denrées alimentaires contribuant de manière significative à l’exposition à ce métal sont encore insuffisantes. Pour permettre une détermination de teneurs maximales plus appropriée, la Commission préconise donc de collecter de nouvelles données concernant la présence de nickel. Elle prévoit une surveillance particulière du poisson et des produits de la mer utilisés dans les aliments pour nourrissons.

Aliments concernés par la surveillance et méthodologie employée

Les Etats membres et exploitants du secteur alimentaire devront surveiller les produits suivants :

  • les compléments alimentaires,
  • le chocolat,
  • les pâtes à tartiner au chocolat,
  • les pâtes à tartiner à base de fruits à coque,
  • les fèves de cacao,
  • les produits à base de céréales (en particulier les céréales pour petit-déjeuner, les flocons de céréales et les produits de mouture d’avoine),
  • les soupes prêtes à être consommées,
  • le café,
  • le thé,
  • les légumes,
  • les algues marines,
  • les oléagineux,
  • les produits à base de soja (tels que le tofu et les boissons à base de soja),
  • les légumineuses,
  • les fruits à coque,
  • le poisson et les autres produits de mer.

Pour mener à bien cette surveillance, les procédures d’échantillonnage et les analyses seront conformes à celles prévues par le règlement (CE) n° 333/2007. Les  Etats membres et les exploitants du secteur alimentaire fourniront régulièrement leurs données à l’EFSA. Elles viendront alimenter une base de données unique. A noter que des précisions seront à fournir pour les échantillons de thé, de chocolat et d’algues marines.

En parallèle de cette surveillance, la Commission recommande aux Etats membres de sensibiliser les agriculteurs et les exploitants du secteur alimentaire aux mesures d’atténuation permettant de réduire les taux de nickel dans les aliments.

Des questions sur cette nouvelle campagne de surveillance qui aboutira certainement à une évolution des teneurs maximales en nickel dans les aliments ?

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